L’open data pour les citoyens

Qui n’a jamais consulté les annonces d’une agence immobilière ou celles du site Leboncoin pour avoir une idée sur le prix des maisons ou des appartements en vente? Bien sûr on sait bien qu’entre le prix demandé et celui de la vente finale il y a une marge de négociation. Depuis quelques jours, on a accès au montant réel des transactions, grâce à un site internet mis en ligne par le gouvernement : https://app.dvf.etalab.gouv.fr/

Comment ça se passe ? Sur la page d’accueil du site, on choisit d’abord dans la partie gauche de l’écran le département et la commune recherchée; pour Damgan on se retrouve avec la carte ci-dessous.

 

Il suffit alors de cliquer sur la parcelle où on recherche des transactions.

On aboutit à la carte détaillée de la parcelle et les transactions apparaissent en bleu.

Il suffit de cliquer dessus pour connaître le montant de la vente, sa date, la nature du bien (maison, terrain, commerce, son adresse. Il est également possible de télécharger un fichier tableur qui contient toutes les données : adresse, superficie du terrain ou du bien, type de bien, prix, nombre de pièces, surface, etc. Il suffira alors de trier ses données selon les besoins.

Cette mise en ligne de données publiques s’inscrit dans une politique plus générale appelée open data. De quoi s’agit-il ?

L’open data ou données ouvertes sont les données numériques dont l’accès et l’usage sont laissés libres aux usagers. Elles peuvent être d’origine publique ou privée, produites par une collectivité, un service public ou une entreprise. Elles sont diffusées de manière structurée selon une méthode et une licence ouverte garantissant leur libre accès et leur réutilisation par tous, sans restriction technique, juridique ou financière.

L’ouverture des données (open data) est à la fois un mouvement, une philosophie d’accès à l’information et une pratique de publication de données librement accessibles et exploitables. Elle s’inscrit dans une tendance qui considère l’information publique comme un bien commun  dont la diffusion est d’intérêt général.

Bref, l’open data, ça sert aux citoyens que nous sommes. Et pas seulement pour l’immobilier. Un autre exemple ? Les archives départementales du Morbihan viennent de mettre en ligne les listes nominatives des recensements de la population de 1836 à 1906 – 15 listes par commune en théorie – pour la grande majorité des communes d’Allaire à Muzillac, donc pour Damgan. Pour les voir, c’est ici : https://recherche.archives.morbihan.fr/archive/recherche/recensement/

J’ai trouvé le résultat assez bluffant.

On y lit par rue et par maison, le nom des habitants, leur année et leur lieu de naissance, leur profession, leur lien de parenté. Je suis sûr que ceux qui s’intéressent à l’histoire de Damgan auront à cœur de regarder ces images numérisées de très grande qualité.

Un nombre croissant de communes sont engagées dans cette démarche d’ouverture des données; bien sûr, on y trouve des grandes villes, mais aussi des communes de taille comparable à la notre, voire moins peuplées, comme par exemple celle de Brocas les Forges dans les Landes. Pour voir leurs données en ligne c’est ici que ça se passe.

Ceux qui sont intéressés par le sujet pourront aussi consulter la plate-forme gouvernementale dédiée à l’open data.

Ajouté le 23 mai : le site geoportail.gouv.fr est également intéressant pour la cartographie, par exemple pour y voir les numéros de parcelle du cadastre :

PS : vous pourrez retrouver tous ces liens dans notre wiki, ici.

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