A Camoël aussi les habitants se mobilisent

Depuis le 28 juin, notre association a initié une pétition en ligne pour une meilleure couverture en téléphonie mobile qui a déjà recueilli 360 signatures. Sachant pertinemment que notre cas n’est pas isolé, nous avons cherché près de chez nous une association qui avait également cette préoccupation. En quelques clics et requêtes sur un moteur de recherche, nous avons trouvé le site du Comité Réseau Internet & Mobile Camoëlais ( le CRIMC) : http://www.ycoul.fr/

Et comme on voulait en savoir davantage, nous les avons rencontrés à Damgan le 25 octobre pour partager nos expériences.

Yves Coulon, son président, nous a présenté le comité créé en mars 2017 pour obtenir une meilleure qualité des réseaux internet fixe et mobile.

La situation à Camoël est encore pire qu’à Damgan pour les deux réseaux. Même au centre bourg, le débit de l’internet fixe est très mauvais : au mieux 4 Mb/s, alors que la moyenne est en France de 7 Mb/s ; et 66 % des débits mesurés sont inférieurs à 3Mb/s.

Cette situation est dû au fait que le central téléphonique (également appelé NRA pour nœud de raccordement abonné) n’est pas sur la commune de Camoël mais à Férel, distante de plusieurs kilomètres. Et comme on sait que le débit de la ligne internet se détériore en fonction de l’éloignement avec le central téléphonique on comprend les difficultés des habitants de Camoël. Pour la téléphonie mobile, ils n’y a pas non plus d’émetteur sur la commune ; et qui plus est, le relief entre la commune et l’émetteur empêche la propagation des ondes.

Ce qu’a fait l’association : dans un premier temps, des mesures de débit très complets pour les deux réseaux (environ 300 personnes si ma mémoire est bonne). Et une étude technique très poussée de leur réseau. Ainsi qu’une pétition qui déjà recueilli 400 signatures. 

Avec l’appui très actif de la mairie, ils se sont adressés aux opérateurs de téléphonie mobile, à la Préfecture, au député et à la Communauté de Communes, à la presse. Le détail de leurs actions est en ligne sur leur site, ici ou là.

Grace à leur bonne connaissance du dossier, au soutien du maire, de la communauté de commune, du sous-préfet de Pontivy, ils sont en bonne voie d’obtenir des avancées :

– pour la téléphonie mobile, la Préfecture s’est engagée à ce que leur dossier soit traité par Orange durant ce quatrième trimestre 2017 dans le cadre de la résorption des zones blanches. (Ils traitent cinq dossiers par trimestre). La mairie avait fait la démarche préalable sur le site France Mobile.

– Pour l’internet fixe, ils ont obtenu l’engagement par Orange qu’une fibre optique sera tirée depuis une armoire optique de Pénestin jusqu’à une nouvelle armoire optique à Camoël. Cela permettra d’améliorer déjà le débit chez les habitants dans l’attente de l’arrivée de la fibre jusque chez l’abonné. Normalement c’est prévu pour 2018.

On peut en tirer la conclusion que leurs atouts étaient une bonne maitrise du dossier technique, un soutien sans faille de la mairie, du député puis de la Communauté de Communes, et surtout un engagement actif de la population avec les mesures de débit et la signature de la pétition.

Il est vrai que leur dossier est davantage prioritaire que celui de Damgan car ils sont en zone blanche, c’est à dire quasiment sans haut débit et sans téléphonie mobile. Mais sans leurs actions et leurs démarches, rien ne se serait passé.

Si nous voulons que la situation évolue rapidement à Damgan, il ne faut donc pas rester immobiles. L’atout principal de notre commune est son caractère de cité balnéaire qui accueille des dizaines de milliers de touristes chaque année.

Notre association qui a déjà pris l’initiative d’une pétition peut mettre son savoir-faire au service de la collectivité. Nous allons proposer une rencontre aux élus municipaux pour en débattre avec eux. Nous vous en tiendrons informés.

Yves Coulon est par ailleurs très intéressé par notre expérience d’Université populaire. Il projette de mettre en place une structure équivalente sur sa commune.

Un article de presse sur leurs actions ici. Et là aussi.

 

 

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